Une ambition nationale portée par MBS
Le cabinet saoudien a officiellement désigné 2026 comme « Année de l'Intelligence Artificielle ». L'initiative est portée par le prince héritier Mohammed bin Salman (MBS), qui préside la Saudi Data and Artificial Intelligence Authority (SDAIA) depuis sa création en 2019. Le royaume se positionne comme un hub mondial de l'IA dans le cadre de Vision 2030.
Des investissements massifs
Les chiffres sont éloquents. Les dépenses gouvernementales en IA et technologies émergentes ont bondi de 56% en 2024. Les entreprises IA du pays ont levé 9,1 milliards de dollars. L'Arabie Saoudite a inauguré Hexagon, le plus grand datacenter gouvernemental au monde avec une capacité de 480 mégawatts, et lancé le supercalculateur Shaheen III.
1 million de Saoudiens formés à l'IA
Le programme SAMAI a formé plus d'un million de citoyens saoudiens aux technologies d'IA en une seule année. Plus de 11 000 spécialistes ont suivi des formations avancées. Le National Data Lake intègre plus de 430 systèmes gouvernementaux.
14e rang mondial, 1er rang arabe
L'Arabie Saoudite se classe 14e au Global AI Index 2025 et occupe la première place dans le monde arabe pour le développement de modèles IA. Le pays est le premier État arabe à rejoindre le GPAI (Global Partnership on AI) et héberge à Riyad le centre UNESCO ICAIRE dédié à la recherche et l'éthique de l'IA.
Un signal pour l'industrie mondiale
En déclarant 2026 « Année de l'IA », l'Arabie Saoudite envoie un message clair : le Golfe ne veut pas seulement consommer l'IA, mais la produire. Avec des investissements infrastructurels massifs et une stratégie de formation à grande échelle, le royaume tente de rejoindre les États-Unis et la Chine dans la course à la souveraineté IA.