Licenciements massifs dans la presse gaming
Clickout Media, une agence de marketing britannique, a licencié en février 2026 la quasi-totalité des équipes éditoriales de The Escapist, Videogamer et Esports Insider. Environ 20 journalistes ont été remerciés, remplacés par une poignée d'« AI editors » chargés de superviser du contenu généré par intelligence artificielle.
Les employés ont été contraints de signer des accords de non-divulgation (NDA) pour toucher leurs indemnités. Cat Bussell, rédactrice en chef senior chez Videogamer, et Lloyd Coombes, rédacteur chez The Escapist, ont confirmé publiquement leur licenciement sur BlueSky.
Des auteurs fictifs sur Metacritic
Clickout a créé des profils d'auteurs entièrement fictifs, comme « Brian Merrygold » et « Callum Mercer », dotés de photos de profil générées par IA et de biographies inventées. Un test de jeu de Resident Evil Requiem signé Merrygold a même été publié sur Metacritic, l'agrégateur de référence du jeu vidéo, avant d'être supprimé. Marc Doyle, cofondateur de Metacritic, a confirmé : « Notre politique est de ne jamais inclure de critique générée par IA. »
Le SEO parasitaire au service du casino
Le modèle économique de Clickout repose sur le « SEO parasitaire » : racheter des sites à forte autorité de domaine pour y injecter du contenu casino et crypto via des liens affiliés. Videogamer a vu son slogan passer de « All About Video Games » à « All About Video & Casino Games ». Google avait déjà pénalisé GamesHub, un autre site du groupe, de 50 % de trafic en septembre 2025.
Un signal d'alarme pour l'industrie
Clickout opère plus de 200 domaines et se présente comme le plus gros réseau de SEO parasitaire dans l'iGaming. En interne, le contenu est classé de « AI Minor » à « AI Significant ». Les freelancers rapportent des conditions de travail extrêmes : 15 articles en 72 heures pour 135 dollars par session, sans relecture.