La machine à données IA
Databricks, la plateforme de données et d'IA fondée par les créateurs d'Apache Spark, franchit un cap historique : 5,4 milliards de dollars de revenus annualisés, en hausse de 65 % sur un an. Ses produits d'IA représentent à eux seuls 1,4 Md$ de revenus annualisés.
Plus de 20 000 organisations — dont 60 % du Fortune 500 — utilisent Databricks. Parmi les clients : Mastercard, AT&T, Bayer, Unilever et Rivian. Le taux de rétention net dépasse 140 %, signe que les clients existants dépensent toujours plus.
7 milliards de dollars levés
La société a bouclé un Series L de 5 milliards de dollars à une valorisation de 134 milliards, complété par 2 milliards de dette (menée par JPMorgan). Au total, plus de 7 Md$ injectés.
Parmi les investisseurs : Microsoft, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Qatar Investment Authority, Thrive Capital, Fidelity, Amazon et BlackRock. La valorisation a doublé en un an — Databricks était à 62 Md$ en décembre 2024, puis 100 Md$ en septembre 2025.
IPO : la question du timing
Le CEO Ali Ghodsi ne cache plus ses ambitions : « Ce n'est pas une question de si, mais de quand. » Toutefois, il temporise : si les marchés corrigent, Databricks restera privé. L'entreprise génère un free cash flow positif et affiche des marges brutes de 80 % sur les abonnements — des métriques de société cotée.
Databricks rejoindrait une vague d'IPO tech en 2026 aux côtés d'OpenAI, Anthropic, Canva et Stripe. Sa valorisation privée de 134 Md$ dépasse déjà la capitalisation boursière de Snowflake (~58 Md$), son rival historique.
Lakebase et Genie : le pari agents IA
Databricks mise sur deux nouveaux produits : Lakebase, une base PostgreSQL serverless conçue pour les agents IA, et Genie, un assistant conversationnel qui permet à n'importe quel employé d'interroger ses données en langage naturel. Ces produits positionnent Databricks au cœur de l'infrastructure agentique, un marché en pleine explosion.