L'autonomie là où elle marche déjà
Pendant que les robotaxis font la une, la startup britannique Oxa mise sur un marché plus discret mais plus mûr : les véhicules industriels autonomes. Camions portuaires, navettes d'aéroport, tracteurs d'entrepôt — des environnements fermés où les trajets sont répétitifs et les obstacles prévisibles.
Oxa vient de boucler 103 millions de dollars en première clôture de sa Série D, avec une seconde clôture prévue au premier semestre 2026. Le total levé dépasse désormais 250 millions de dollars.
Nvidia et le fonds souverain britannique
Le ticket principal vient du UK National Wealth Fund (50 M$), le fonds souverain britannique. NVentures, le bras venture de Nvidia, participe également aux côtés de BP Ventures, IP Group et Hostplus. IP Group détient 10,6 % du capital directement et 9,7 % via des fonds gérés.
Le soutien de Nvidia est stratégique : Oxa utilise les puces Nvidia pour son logiciel de conduite autonome, et le fabricant de GPU investit massivement dans la chaîne de valeur robotique.
Retrofit en moins d'une journée
La plateforme Oxa repose sur trois briques :
- Oxa Driver : le logiciel d'autonomie embarqué
- Oxa Foundry : un toolkit de développement pour configurer les déploiements
- Oxa Hub : une plateforme de gestion de flotte
Le modèle est modulaire : Oxa ne fabrique pas de véhicules mais rétrofite les machines existantes. Un camion portuaire lourd peut être converti à l'autonomie en moins d'une journée.
DHL, BP et Vantec en clients
Oxa travaille déjà avec DHL, BP et Vantec sur du remorquage autonome, du transport de cargo et du monitoring de fermes solaires. L'expansion vise le Royaume-Uni, l'Europe et le Moyen-Orient.
« The path to commercial deployment at scale is clearest and most immediate » dans les environnements industriels, résume le fondateur Paul Newman, cofondateur avec Ingmar Posner à l'Université d'Oxford en 2014. Un pari pragmatique face aux milliards engloutis dans les robotaxis grand public.