Un trimestre record
Palantir a publié le 2 février 2026 des résultats du quatrième trimestre 2025 nettement supérieurs aux attentes. Le chiffre d'affaires atteint 1,41 milliard de dollars, en hausse de 70 % sur un an et de 19 % d'un trimestre sur l'autre, contre 1,33 milliard anticipé par les analystes. Le bénéfice par action ajusté s'établit à 25 cents, dépassant le consensus de 23 cents. Sur l'exercice complet, les ventes totalisent 4,48 milliards de dollars.
Le bénéfice net bondit à 608 millions de dollars, contre seulement 79 millions un an plus tôt, portant la marge nette à 43 %.
L'IA et le gouvernement, moteurs de croissance
La branche gouvernementale américaine reste le pilier de Palantir, avec 570 millions de dollars de revenus au T4, en progression de 66 %. Le segment commercial aux États-Unis n'est pas en reste : 507 millions de dollars, dépassant aussi les prévisions.
Le PDG Alex Karp a souligné l'accélération des contrats militaires. Cet été, Palantir a décroché un accord pouvant atteindre 10 milliards de dollars avec l'armée américaine, suivi d'un contrat de 448 millions avec la Navy pour accélérer la production navale. Au Royaume-Uni, le ministère de la Défense a signé pour 328 millions de dollars. L'entreprise a également annoncé un partenariat stratégique avec Nvidia.
Des prévisions qui écrasent le consensus
C'est la guidance qui a le plus impressionné les marchés. Pour le premier trimestre 2026, Palantir vise 1,53 à 1,54 milliard de revenus, contre 1,32 milliard attendu par FactSet. Sur l'exercice 2026, le groupe anticipe entre 7,18 et 7,20 milliards de dollars — 15 % au-dessus du consensus de 6,22 milliards. La direction projette une croissance de 115 % du segment commercial américain et un flux de trésorerie disponible de 3,9 à 4,1 milliards.
Un titre sous pression malgré les records
Malgré ces résultats, le parcours boursier de Palantir reste volatile. L'action a gagné 81 % sur un an mais reculé de 15 % depuis début 2026. Après la publication, le titre progresse de 5 à 10 % en pré-marché. Les sceptiques pointent une valorisation à 142 fois les bénéfices attendus — le troisième multiple le plus élevé du S&P 500. Le vendeur à découvert Michael Burry a récemment critiqué le titre, provoquant une réponse virulente de Karp qui défend la « pureté » des bénéfices réalisés.