Le 12 mars 2026, Sunday Robotics a bouclé une Série B de 165 millions de dollars menée par Coatue, Tiger Global, Benchmark et Bain Capital Ventures. Valorisée 1,15 milliard de dollars, la startup fondée par deux docteurs de Stanford veut faire entrer les robots dans les foyers — pas les usines.
Memo : un assistant pratique, pas un humanoïde spectacle
Le robot s'appelle Memo. Contrairement aux humanoïdes bipèdes qui font le buzz, Memo roule sur une base à roues : centre de gravité bas, pas de risque de chute, sûr autour des enfants. Ses missions : débarrasser la table, charger le lave-vaisselle, plier le linge, préparer un espresso.
La clé du projet est la donnée. Tony Zhao (CEO) et Cheng Chi ont développé un « Skill Capture Glove » : des collecteurs humains portent ce gant dans les foyers et effectuent les tâches ménagères. Le robot apprend de ces gestes, pas de démonstrations en laboratoire. Plus de 500 foyers ont déjà servi d'environnement d'entraînement.
De la démo au déploiement
Sortie de stealth fin 2025, Sunday compte déjà 1 000 personnes sur sa liste d'attente. Tony Zhao promet des livraisons bêta « dans les prochains mois », avec un objectif de robots autonomes dans de vrais foyers pour Thanksgiving 2026.
Le fondateur résume l'ambition : « La donnée a toujours été le plus gros goulot d'étranglement en robotique. » En collectant directement dans des maisons réelles — cuisine encombrée, jouets au sol, animaux — Sunday contourne le fossé habituel entre le labo et le monde réel.
Le segment domestique décolle
Sunday rejoint une vague de méga-rounds en robotique : Mind Robotics (500 M$), Rhoda AI (450 M$) et Neura Robotics (1,2 Md$) ont tous levé massivement ces dernières semaines. Mais Sunday se distingue par son focus exclusif sur la maison, un segment encore vierge de déploiements commerciaux à grande échelle. Le pari : les robots domestiques seront le prochain smartphone — un appareil dans chaque foyer.