IA générative

41 % du code est écrit par l'IA : Karpathy enterre le « vibe coding » et lance l'ère de l'ingénierie agentique

6 févr. 2026 3 min de lecture Paul Forcadel
41 % du code est écrit par l'IA : Karpathy enterre le « vibe coding » et lance l'ère de l'ingénierie agentique

Le tweet

Le 4 février 2026, Andrej Karpathy publie sur X : « Beaucoup de gens ont essayé de trouver un meilleur nom pour différencier ça du vibe coding. Mon favori actuel : agentic engineering. » Il précise : « Agentic parce que 99 % du temps, vous n'écrivez pas le code directement — vous orchestrez des agents. Engineering pour souligner qu'il y a un art, une science et une expertise. »

Un an plus tôt, en février 2025, le même Karpathy avait inventé le terme « vibe coding » — coder au feeling, en demandant à un LLM de générer des bouts de code, sans trop vérifier. C'était fun, bon pour les prototypes, pas sérieux.

Le problème : en un an, c'est devenu sérieux.

Les chiffres

41 % de tout le code produit dans l'industrie est désormais généré par l'IA, selon les dernières statistiques. Microsoft : 20 à 30 % de son code est écrit par l'IA, avec d'excellents résultats en Python et des résultats « pas géniaux » en C++. Google : plus de 30 %, en hausse constante. Meta : objectif 50 % dans l'année.

82 % des développeurs utilisent des outils IA quotidiennement ou hebdomadairement. 59 % en utilisent trois ou plus simultanément.

Kevin Scott, CTO de Microsoft, prédit 95 % de code IA dans cinq ans. Dario Amodei, CEO d'Anthropic, parle de « la quasi-totalité du code » dans les douze mois.

Le revers

Mais 48 % du code généré par l'IA contient des vulnérabilités de sécurité. Le code assisté par IA produit 4 fois plus de duplication que le code traditionnel. 75 % des développeurs relisent manuellement chaque snippet avant de le merger — la confiance n'est pas aveugle.

Et seulement 47 % des responsables IT déclarent que leurs projets IA sont rentables. Un tiers sont à l'équilibre. 14 % enregistrent des pertes.

Du vibe à l'ingénierie

La différence entre vibe coding et agentic engineering n'est pas cosmétique. Le vibe coder prompte un LLM et accepte ce qui sort. L'ingénieur agentique configure plusieurs agents spécialisés — un qui code, un qui debug, un qui teste, un qui refactorise — et supervise le pipeline.

Le rôle du développeur ne disparaît pas. Il se déplace. Moins d'écriture, plus de revue. Moins de syntaxe, plus de jugement. Le développeur devient chef d'orchestre.

Gartner prévoit que 40 % des applications d'entreprise intégreront des agents IA spécialisés d'ici fin 2026, contre moins de 5 % en 2025.

Pourquoi ça compte

Karpathy n'est pas n'importe qui — il a co-fondé OpenAI, dirigé l'IA de Tesla, et ses tweets deviennent des entrées Wikipedia. Quand il dit que le vibe coding est mort, l'industrie écoute.

Le message : l'IA qui code n'est plus un gadget. C'est une discipline. Et ceux qui la maîtrisent ne seront pas remplacés — ils seront amplifiés.

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Sources

Références et articles originaux

Rédigé par

Paul Forcadel

Paul Forcadel

Fondateur & Rédacteur en chef

Passionné d'IA et de technologies émergentes, Paul décrypte les dernières avancées en intelligence artificielle pour les rendre accessibles à tous.

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