Le 4 mars 2026, sept géants de la tech ont signé le Ratepayer Protection Pledge à la Maison-Blanche : Amazon, Google, Meta, Microsoft, OpenAI, Oracle et xAI. L'engagement : financer eux-mêmes la production électrique et les infrastructures réseau de leurs data centers IA, sans répercuter les coûts sur les factures des ménages américains.
Des data centers qui dévorent le réseau
Les chiffres sont vertigineux. Les data centers consomment aujourd'hui environ 5 % de l'électricité américaine. D'ici 2030, ce chiffre pourrait atteindre 9 à 17 %. Le Department of Energy estime que la moitié de toute la nouvelle production électrique américaine sera absorbée par les data centers IA. En Virginie, épicentre des data centers aux États-Unis, la demande pourrait représenter 50 % de l'électricité de l'État.
La hausse des factures électriques liée aux data centers est devenue un enjeu électoral : elle a pesé dans la dernière élection du gouverneur de Virginie.
Ce que le Pledge engage concrètement
Les signataires s'engagent à :
- Construire, acquérir ou acheter de nouvelles sources de production électrique pour couvrir la totalité de leurs besoins
- Financer toutes les mises à niveau du réseau de distribution nécessaires à leurs data centers
- Négocier des tarifs dédiés avec les États et les compagnies d'électricité — et payer ces tarifs même si la capacité n'est pas utilisée
- Mettre à disposition des générateurs de secours pour le réseau en cas d'urgence
- Recruter et former localement dans les communautés où ils construisent
Un engagement volontaire, pas une loi
Trump a présenté l'accord comme une victoire pour les contribuables : « Ils ont besoin d'aide en termes d'image, parce que les gens pensent que si un data center arrive, leurs factures d'électricité vont augmenter. » Mais le Pledge reste un engagement volontaire, sans mécanisme contraignant ni sanctions en cas de non-respect. Les critiques soulignent le flou sur l'application concrète et l'absence de garanties environnementales sur les nouvelles sources d'énergie.