La plus grosse levée européenne en conduite autonome
Wayve, startup britannique fondée par Alex Kendall, a bouclé le 25 février 2026 une série D de 1,2 milliard de dollars, portant sa valorisation à 8,6 milliards de dollars. Le capital total sécurisé atteint 1,5 Md$ en incluant les engagements conditionnels d'Uber.
Le tour est mené par Eclipse, Balderton et SoftBank Vision Fund 2, avec la participation de Microsoft, Nvidia, Uber, Mercedes-Benz, Nissan, Stellantis, Ontario Teachers' Pension Plan, Baillie Gifford et la British Business Bank.
Robotaxis à Londres dès 2026
Uber est au cœur du deal : le géant du VTC a engagé un capital additionnel pour déployer des robotaxis propulsés par Wayve dans 10 marchés et plus au niveau mondial. Le premier service sera lancé à Londres en 2026.
Le modèle est clair : Wayve fournit l'AI Driver (logiciel de conduite autonome L4), Uber possède et opère la flotte de véhicules. À partir de 2027, une version L2+ (supervisée) sera intégrée dans les véhicules grand public des constructeurs partenaires.
Une IA end-to-end sans cartes HD
La technologie Wayve se distingue par son approche end-to-end : un modèle d'IA embarqué unique traite directement les données capteurs pour prendre des décisions de conduite, sans passer par des règles codées en dur.
L'AI Driver fonctionne en zero-shot dans plus de 500 villes en Europe, Amérique du Nord et au Japon — sans calibration spécifique par ville et sans cartes HD. Tout tourne sur le compute embarqué du véhicule.
Face à Waymo et Tesla
Wayve se positionne comme le challenger européen face à Waymo (filiale d'Alphabet, leader aux États-Unis) et Tesla (approche vision pure). L'avantage de Wayve : un modèle de plateforme vendable aux constructeurs, là où Waymo opère sa propre flotte et Tesla intègre verticalement.
Le soutien simultané de trois constructeurs (Mercedes, Nissan, Stellantis) et de deux géants tech (Microsoft, Nvidia) signale une confiance large dans l'approche « IA incarnée » de Wayve.