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Copyright et IA : le Parlement européen vote pour protéger les créateurs

10 mars 2026 2 min de lecture Paul Forcadel
Copyright et IA : le Parlement européen vote pour protéger les créateurs

Un vote massif à Strasbourg

Le 10 mars 2026, le Parlement européen a adopté par 460 voix contre 71 (88 abstentions) le rapport d'initiative du député Axel Voss (PPE, Allemagne) sur « le droit d'auteur et l'IA générative ». Ce texte non contraignant demande à la Commission européenne de légiférer pour protéger les créateurs face à l'entraînement des modèles d'IA.

Registre européen et transparence

Le rapport propose la création d'un registre géré par l'EUIPO (Office de l'UE pour la propriété intellectuelle) qui recenserait toutes les œuvres protégées utilisées pour entraîner des modèles IA, ainsi que les artistes ayant exercé leur droit d'opt-out via des formats machine-readable.

Les fournisseurs d'IA devraient publier une « liste détaillée et analytique » de tous les contenus protégés utilisés. En cas de manquement, une présomption réfragable s'appliquerait : le modèle est présumé avoir utilisé des œuvres sans autorisation.

8 millions de travailleurs créatifs concernés

Le secteur créatif représente environ 7 % du PIB de l'UE et emploie plus de 8 millions de personnes. Le rapporteur Axel Voss a déclaré : « Les créateurs doivent être compensés quand leur travail est utilisé pour entraîner l'IA. Des règles claires donneraient aussi une sécurité juridique aux développeurs. »

La Fédération européenne des journalistes (EFJ) salue le vote. Sa présidente Maja Sever exige « une autorisation préalable et une rémunération équitable » gérée par des organismes de gestion collective. Les deals de licences actuels ne profitent qu'aux grands groupes média, au détriment des petites rédactions.

Critiques de l'industrie tech

La CCIA (Computer & Communications Industry Association) juge le rapport comme un « mauvais signal pour les innovateurs » et craint une « taxe de conformité » pour les entreprises européennes. L'association COMMUNIA, défenseur du domaine public, estime le texte « incohérent » et difficile à traduire en loi.

Prochaines étapes

Ce rapport d'initiative n'a pas force de loi. La Commission européenne devra décider si elle lance un processus législatif, alors que la directive Copyright de 2019 est en cours de révision en 2026. Le texte demande aussi l'examen de compensations pour les usages passés et une protection renforcée contre les deepfakes.

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Questions fréquentes

Non, c'est un rapport d'initiative non contraignant. Il demande à la Commission européenne de légiférer pour encadrer l'utilisation des œuvres protégées, avec transparence et rémunération équitable.
Un registre européen qui recenserait les œuvres utilisées pour entraîner des modèles IA et les artistes ayant exercé leur droit d'opt-out, géré par l'Office de l'UE pour la propriété intellectuelle.
Le rapport demande une autorisation préalable et une rémunération équitable pour l'utilisation de contenus journalistiques par l'IA. La Fédération européenne des journalistes salue cette avancée.
Le texte n'a pas force de loi. La Commission doit décider si elle lance un processus législatif, en lien avec la révision de la directive Copyright de 2019 prévue en 2026.

Sources

Références et articles originaux

Rédigé par

Paul Forcadel

Paul Forcadel

Fondateur & Rédacteur en chef

Passionné d'IA et de technologies émergentes, Paul décrypte les dernières avancées en intelligence artificielle pour les rendre accessibles à tous.

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